2019, un Dakar historique… ou pas

L’an dernier, le Dakar auto sacrait pour la deuxième fois Carlos Sainz et Matthias Walkner en moto, pour ne citer qu’eux. Le parcours les a conduit de Lima à La Paz en passant par Cordoba. Carlos Sainz remportait à cette occasion le titre de pilote le plus âgé à remporter l’épreuve (55 ans).

En quad et moto, les pilotes du team Drag’on Rally Race Service n’ont pas démérité, avec Nicolas Cavigliasso en 2ème place, Axel Dutrie 9ème puis Bruno Da Costa 16ème.

Les participants le savent, finir en tête du Dakar c’est d’abord arriver au bout du rallye automobile le plus éprouvant et le plus dangereux du monde, qui relève de la survie (rappelons que 28 participants y ont perdu la vie). Il est vrai que son fondateur, Thierry Sabine, en a eu l’idée après s’être perdu dans le désert de Lybie.

Photo par NPiquet81 / CC BY-SA 4.0
Le « vrai Dakar », 1982

De l’Afrique à l’Amérique du Sud 

Ce qui était à l’origine le « Paris-Dakar » a eu lieu tous les ans, ou presque, depuis sa création en 1978. En 2019, l’itinéraire de la course devrait la mener à nouveau en Amérique du Sud. À Dakar, ces derniers temps, vous êtes en effet plus susceptibles de croiser Chris Moneymaker, participant au Dakar Poker Tour que Carlos Sainz. On le sait, en 2008 la menace terroriste en Mauritanie a eu raison du Paris-Dakar en Afrique. La course a changé de continent pour se dérouler en Amérique du Sud. Le Paris-Dakar a, à cette occasion, perdu son âme.

Le Dakar a changé, le réseau de transport est plus développé et facilite la logistique et le campement des équipes par exemple. Ne nous méprenons cependant pas, le caractère sauvage et dangereux de la course demeure, avec une difficulté supplémentaire, la haute altitude.

De plusieurs pays à un seul, le Pérou

Si par tradition le Dakar traverse plusieurs pays, le Chili et la Bolivie ont récemment annoncé qu’ils renonçaient à accueillir des étapes et ne participeraient pas à la course, invoquant des problèmes économiques. Après tergiversations, il a ensuite été annoncé que le Pérou serait le seul pays à accueillir la course, dans son intégralité. Si le « Paris-Dakar » devait se dérouler dans un pays unique, cela serait la première fois de son histoire. Avec le Pérou, on évoquait un retour « au vrai Dakar ».

Du Pérou à une annulation ? 

Nouveau coup de théâtre, quelques temps plus tard, c’est au tour du Pérou, seul pays hôte en lice, d’émettre des réserves sur sa capacité à accueillir l’épreuve, en invoquant à son tour des raisons de budget.

On l’a évoqué, en 2008, le Dakar a été annulé pour raisons de sécurité et de la menace terroriste en Mauritanie, ce qui avait mené à la délocalisation du Dakar en Amérique du Sud. Certains s’interrogent déjà sur les conséquences d’une nouvelle annulation…

Le Premier ministre péruvien assure, de son coté, de « tout mettre en œuvre pour permettre la tenue du Dakar », qui est un événement essentiel pour le pays (notamment en termes de visibilité).

Alors, un Dakar qui pourrait être historique, à condition qu’il ait bien lieu ! Il semble y avoir de l’espoir quant à l’avenir du rallye puisqu’on entend ici et là, l’évocation d’un retour du Dakar en Afrique en 2020 !

La 41èmeédition du Dakar devrait se tenir du 6 au 17 janvier 2019.

Comments

comments

Translate »